Tag Archive: Color Correction


Maintenir un blog… ha ! Ce n’est pas l’absence d’idées ou de sujets qui m’empêchent de mettre des petits billets en ligne … mais juste le manque de temps.

Il faut dire que depuis l’IBC de septembre dernier les choses bougent ou plutôt s’accélèrent tant dans le monde de FCPX que dans mes activités professionnelles, me laissant peu d’espace disponible pour en faire le relais ici.

Plutôt que d’essayer de rattraper mon retard, je voudrais donc juste communiquer deux-trois nouvelles qui me paraissent importantes :

Autopost

C’est le post que je veux écrire depuis septembre. Autopost n’est pas (encore) un produit mais une recherche bien avancée dont j’ai trouvé le petit stand dans cet antre des alchmistes de notre industrie qu’est le Hall 8 de l’IBC. C’est là que vous pouvez voir les protos d’écrans 8K (ou plus), les cameras 360 de demain et les casques VR du futur. Il y a toujours quelques stands dont la teneur me dépasse et souvent une ou deux perles rares. Autopost en faisait partie en 2015.

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©Autopost-project.eu

« Deformable surface tracking and alpha matting for the automation of postproduction workflows » s’inscrivait juste sous le nom du produit. Moi quand je vois Postproduction workflow je sais que ça va m’intéresser et j’ai eu rapidement droit à une explication approfondie par… le coordinateur scientifique et technique de ce projet, le Dr. Lutz Goldmann.

Autopost est un projet européen qui se propose de développer de nouveaux algorithmes de tracking et de keying et de les proposer sous forme de plugins et de SDK pour les développeurs d’applications. En bref, des outils du genre Mocha, tracker planaire de haute qualité dont le « moteur » fait tourner les plugins de Coremelt ou Boris entre autres.

Et alors ?

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©Autopost-project.eu

Là ou ce futur plugin excelle, c’est dans le tracking de surfaces molles et en mouvement, comme de la peau et les textiles. Il suffit de regarder la vidéo du tatouage sur leur site pour réaliser l’intérêt de la chose.

Là où les meilleurs softs du jour mettent deux heures pour obtenir un résultat approximatif, Autopost met 10 minutes en tout et pour tout pour tracker la peau et intégrer le tatouage avec toutes les déformations rendant l’effet réaliste

Même si je n’ai pas produit les effets spéciaux du dernier Star Wars, j’ai pas mal d’expérience du tracking avec différents outils pour des programmes télé ou des films plus modestes, et un tel résultat, aussi rapidement, m’a tout simplement bluffé.

La précision est telle qu’elle permet d’envisager de s’attaquer au maquillage numérique,  au vieillissement ou rajeunissement des corps ainsi qu’à la génération de masques très précis pour de l’étalonnage, des domaines que seuls les gros outils et des procédures assez fastidieuses et compliquées permettent d’envisager aujourd’hui. Imaginez cela possible demain dans Motion ou même FCPX directement !

Le projet est très sérieux et les participants vont de l’institut scientifique Fraunhofer à des acteurs connus du monde des effets haut de gamme comme les belges de digitalgraphics ou les allemands de moto ou encore imcube, spécialistes de la 3D. Le programme européen se termine en juin de cette année, il n’y a plus qu’à espérer des retombées rapides dans nos petites mains !

YakYakYak

C’est avec plaisir que j’ai découvert que le site favori des francophones était sorti de sa léthargie. Erwan a de nouveau du temps et de l’énergie pour proposer des articles et résumés video intéressants qui nous permettent à tous d’avancer. Seul bémol à mon avis, le site est un peu lourd depuis la nouvelle version et le rafraîchissement de ses belles pages parfois un peu long, surtout lorsqu’on est à la campagne…

Lumaforge

Le nom ne vous dit peut-être rien, pas encore…

Il s’agit d’un nouvel acteur du monde du stockage partagé qui propose des serveurs très très performants ET optimisés pour FCPX. Déjà impliqués dans la postproduction des premiers longs métrages hollywoodiens montés sur FCPX, les produits Lumaforge suscitent la curiosité des pros et déjà un peu la jalousie de certains de leurs concurrents.

Pourquoi ? Parce que là ou certains vous expliquent que FCPX « ça ne marche pas dans un milieu collaboratif », les Sharestations de Lumaforge apportent un démenti retentissant et très compétitif en termes de prix . Preuves à l’appui avec les premières grosses installations faites…en Europe !

Lire en anglais l’excellent article de Ronny Courtens sur FCP.CO, dont j’espère vous livrer une traduction un de ces jours.

 

 

logo

Encore peu connue en Europe, Flanders Scientific Inc., FSI, société basée en Géorgie aux Etats-Unis, produit des moniteurs broadcast de très bonne facture et aux prix compétitifs, puisque en LCD on part à moins de 3000 dollars pour un 23 pouces comme celui-ci :

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Lors de ma dernière visite à l’IBC  j’ai appris que tous les moniteurs FSI affichent une dalle pleine résolution (1920×1080) au minimum et en 10 bits, avec un processing interne du signal en 12 bits. Ils sont de surcroît tous dotés d’une fonction Waveform/Scope avec 12 affichages différents :

scopes

Equipés en série de désembeddeurs ils permettent aussi un affichage des caractéristiques de votre son avec entre autre un display PPM et un affichage de la phase :

audioscopes

La raison pour laquelle FSI peut pratiquer des prix très compétitifs sur ce matériel tient à leur modèle de vente qui est la vente directe. Et si je vous en parle aujourd’hui c’est qu’il est désormais possible de commander leurs produits en Belgique, à Lier.

Jusqu’ici l’adresse belge était un centre technique auquel les heureux possesseurs de moniteurs FSI pouvaient envoyer leurs précieuses dalles pour re-étalonnage (gratuit !) et réparations si necéssaire, mais l’achat lui se faisait en direct aux US. Ce n’est plus le cas depuis aujourd’hui, date de la parution de annonce de presse :

(Alpharetta, Georgia–February 14, 2014) FSI opened its European service center in Belgium in October of 2012 to better serve customers throughout Europe. We are now expanding that office so that we can stock and sell monitors and accessories directly from this location in addition to offering direct repair and calibration services.

This will afford customers in Europe the following distinct advantages:

  • Faster and lower cost shipments.
  • Straightforward Pricing in Euros
  • Quotes & billing from European office
  • Service in Dutch, French, English, or Russian

We will begin accepting orders at the European office on Monday, February 17th. For pricing or ordering inquiries please contact EuropeanSales@FlandersScientific.com

Customers throughout Europe who prefer to continue ordering and importing equipment directly from our US office are welcome to do so by ordering online at http://www.ShopFSI.com

A noter que le site de Flanders Scientific est non seulement en anglais mais également en néerlandais et en français, un effort à saluer et dont pourraient s’inspirer d’autres fabricants internationaux.

Cette approche différente de sa clientèle m’a été confirmée lors de ma visite de leur stand : bien qu’ayant annoncé d’entrée que je ne venait pas pour acheter, j’ai eu le plaisir de passer une bonne vingtaine de minutes à être renseigné par un de leurs techniciens et ce alors que le salon de l’IBC était sur le point de fermer et qu’ils étaient tous morts de fatigue. Et si je devais aujourd’hui acheter un moniteur broadcast je regarderais très sérieusement du côté de FSI; la marque a déjà bonne réputation aux US et je pense qu’elle  a de fortes de chances de se faire un nom en Europe aussi.

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Marquis Broadcast, editeur de X2Pro, propose un tirage au sort dont le prix est un panier de plugins pour fcpx d’une valeur de 500 dollars US. En échange il suffit de répondre à 5 questions sur votre utilisation de logiciels divers pour vos montages et post production.

Parmi les plugins on peut signaler l’incontournable X2Pro (pour les exports aaf vers ProTools), la suite toute récente de Final Cat, LUT utility de Color Grading Central, qui permet d’appliquer des Lookup Tables à vos images tournées en Log C et autres, Producer’s Best Friend d’Intelligent Assistance, très utile pour ceux qui bossent en documentaire avec des images d’archives ou qui ont des listes de droits à publier, et au rang des plugins « eye candy », des transitions au thème photographique de Idustrial Revolution

Le concours est ici

Tonalizer VFX Pro à moitié prix c’est l’offre à ne pas rater ! Elle est fait conjointement par son éditeur Irudis et le site FCP.CO et pour obtenir ce prix, il suffit d’entrer le code FCPdotCo50 lors de la commande.

Je vous ai parlé de ce plugin que j’estime essentiel ici. Et si vous n’avez pas craqué tout votre budget lors du fameux vendredi noir c’est le moment ou jamais. Vous avez jusqu’au 30 novembre !

Comme bon nombre de monteurs, je suis parfois obligé de céder aux modes et d’acheter aujourd’hui des plugins dont personne ne voudra plus demain. Les effets tendance ne durent qu’un temps et ceux d’aujourd’hui moins longtemps qu’hier. C’est en partie dû à leur facilité d’utilisation (ceux qui ont construit des cubes avec un DVE monocanal savent de quoi je parle) et à une époque qui consomme et jette à tout va. Avec des trucs comme les light leaks, on est plutôt dans le recyclage et là où je ne comprends vraiment plus mes semblables, c’est quand je vois des perfs de synchro sur une vidéo à l’évidence tournée avec un 5D ! Enfin bon.

Long préambule pour dire que, par ailleurs, nous sommes tous à la recherche de softs complémentaires à nos outils et en la matière j’aimerais vous parler de Tonalizer VFX Pro, outil de correction « photographique » d’image qui n’est pas un logiciel d’étalonnage mais qui, sur FCPX par exemple, contribue beaucoup à celui-ci. Lorsque j’écris « photographique » c’est parce que Tonalizer a des fonctions très proches des logiciels comme Aperture ou Lightroom utilisés en photo numérique.

Avant toute chose, et parce que vous allez vite vous apercevoir que je suis enthousiaste, je tiens à préciser que je n’ai aucun rapport avec IRUDIS, le développeur de Tonalizer. A noter que cette société, basée au Danemark, n’a rien à voir avec Iridas, éditeur de Speedgrade, récement acquis par Adobe. Ceci étant dit, je dois vous avouer que je ne l’ai pas payé non plus puisque j’ai eu la chance de gagner une licence par tirage au sort sur un site U.S.

Dans le workflow FCPX le Color Correct se trouve en fin de chaîne de rendu. Logiquement les filtres et plugins comme Tonalizer se trouvent donc en amont de celui-ci, ce qui est d’ailleurs un problème puisque l’on peut exploser des niveaux après avoir mis un Broadcast Safe:

La preuve s’il en est qu’il faut toujours travailler avec le waveform lorsque l’on s’aventure dans le territoire de la correction d’image. J’espère qu’une prochaine mouture de FCPX corrigera ceci et nous permettra de bien mettre un Broadcast Safe en aval de tout le reste.

Il est juste par contre que Tonalizer se trouve en amont de la correction colorimétrique puisqu’il permet de « préparer » l’image en allant chercher des détails qui sans lui seraient perdus à jamais. Car là où il excelle vraiment c’est dans la récupération d’informations, particulièrement dans les noirs et les blancs. Et comme il est bien fait, aucune crainte de surchauffe puisqu’il peut être limité dans son action en cochant la case « Safe Range »:

Passons à la pratique, avec par exemple ces plans difficiles que j’ai récemment utilisé pour un documentaire monté sur FCPX exclusivement. Tournés en Allemagne en hiver, il n’y avait à priori rien à faire pour les blancs explosés de l’extérieur.

Or voici ce que Tonalizer m’a permi de faire:

Rien n’empêche ensuite de compléter par une correction de couleurs qui rendra cette image plus agréable à l’oeil. Autre exemple, ces images d’atelier où il m’a permi de récupérer un peu de la texture des vitres pour un meilleur résultat final:

Bien sûr ce qui est vraiment « cramé » ne se retrouve pas mais j’apprécie de voir un peu les montants des fenêtres sans pour autant perdre le halo de lumière. A titre de comparaison, voici ce que l’on obtient avec le Color Corrector:

Le règlage n’est pas assez pointu et affecte toutes les hautes lumières. Du coup le halo en prend un coup et on ne voit pas mieux les montants des fenêtres.

De même manière qu’il permet de restaurer les blancs, Tonalizer agit aussi sur les noirs, redonnant un détail qui semblait perdu. La fonction Shadow Boost m’a permis par exemple de faire ressortir un peu plus l’affichage des plans sur les écrans de l’ordinateur:

C’est parfois subtil et il y a bien sûr des limites à l’exercice car si l’on est trop gourmand on commence à abîmer l’image en générant des artefacts visibles, surtout sur les objets en mouvement.

Parmis les autres fonctions il y a dans Tonalizer la possibilité de réduire le bruit présent dans une image ainsi que d’amoindrir des défauts d’aliasing et, lorsque l’on s’attaque aux tonalités chromatiques de l’image, de protéger le plus possible les tons de peau.

En tous temps la fonction Assist permet de visualiser l’image avant/après correction, avec un choix de volets diagonaux, verticaux et horizontaux:

Cette fonction permet aussi d’afficher le clipping d’une image, avec en bleu pour les noirs et en rouge pour les blancs les zones ou tout le détail est écrasé:

A noter l’intégration avec le waveform de FCPX qui reprend ces couleurs dans l’affichage des niveaux video.

Snaporaz in Oerlikon, le documentaire en question, est consacré à la création et la construction d’une sculpture monumentale en bois de 9 tonnes et 9 mètres de haut. Le bois est donc un acteur majeur de ce film. La caméra choisie, une EX1, ne rendait pas vraiment justice à cette matière, malgré le très bon travail du caméraman. Oui mais voilà, à l’aide de Tonalizer j’ai pu récupérer du détail dans la matière comme le montrent les images suivantes:

Une fois toutes ces retouches faites, je suis passé à la correction colorimétrique avec FCPX. Il n’y a pas eu à proprement parler d’étalonnage, faute de budget pour cela. Les modifications apportées avec Tonalizer n’ont pas disparu après le passage à la correction colorimétrique et la combinaison des deux a permis d’obtenir un résultat tout à fait satisfaisant.

Dernière chose ou presque: avec Tonalizer on peut mémoriser des presets, les nommer et même les exporter sous forme de fichiers .xml, ce qui permet de se constituer un fond de règlages de base que l’on peut réutiliser plus tard dans des scènes similaires.

Une fenêtre indépendante affiche les presets sous forme de Thumbnails dont la taille est règlable. Le thumbnail comporte l’image sur laquelle on travaille ce qui permet de prévisualiser un règlage.

Et l’on peut même n’appliquer que certains paramètres d’un preset à une image en allant dans les settings de celui-ci. Une manière très souple et performante d’appliquer des règlages mémorisés.

A noter que tout comme pour le Color Corrector, le nom du Preset utilsé ne s’affiche pas (et c’est agaçant) dans l’Inspecteur de FCPX, un comportement qui sera peut-être dans la prochaine version.

Assez facile d’utilisation, Tonalizer existe en deux versions, toutes compatibles avec FCPX et Motion 5 (seulement).

La plus simple, Tonalizer VFX Light est gratuite et téléchargeable ici. C’est un  outil inédit dans le monde FCP et personnellement je ne m’en séparerai plus tant je trouve qu’il permet d’obtenir un résultat plus fin.  La version Pro est double puisque dotée du plugin version Cinestyle ce qui lui permet de travailler sur des images tournées avec ce type de gamma propre aux Canon 5D.

Là je l’ai appliqué à des images ProRes4444 issues d’une Alexa pour en démontrer l’effet:

Tonalizer VFX Pro est à  À 170 dollars ce qui peut sembler cher, mais franchement,  j’ai déjà dépensé plus en plugs qui seront obsolètes bientôt, alors que celui-ci, je m’en sers à chaque montage et presque à chaque plan, pour peu qu’on m’en laisse le temps. Et si vous voulez l’acquérir, sachez qu’il est moitié prix chez Toolfarm jusqu’à la fin du mois!,

La lecture des fichiers « Read Me » et autres « Release Notes » passe souvent au second plan lorsque l’on installe une nouvelle version de soft. Pourtant ils contiennent souvent des perles, depuis des infos qui nous éviteraient des plantages jusqu’à l’annonce de fonctionnalités additionnelles. C’est le cas de la dernière version beta de Resolve, la 8.2.1b1:

A en croire ce pdf, Resolve serait donc à même de comprendre la partie décrivant le multicam ainsi que les Compound Clips dans les exports XML de FCPX.

Je ne connais pas Resolve assez bien et n’ai pas le temps en ce moment de vérifier ça mais si un spécialiste du logiciel de Blackmagic lit ces lignes je serais très heureux d’avoir un retour sur test !  Ce serait aussi intéressant de savoir si cela fonctionne aussi dans la version Lite que de nombreux possesseurs de FCPX ont installé.

Apple aurait-elle loupé le coche en créant le correcteur de couleurs de FCPX?

Je me pose la question en voyant avec quel empressement les plugins d’étalonnage se succèdent.

Greame Nattress est surtout connu dans le monde FCP pour ses plugins de transcodage software et de réduction de bruit sans pareils. Ces deux dernières années il n’avait plus proposé de grandes nouveautés, sans doute trop occupé au développement de soft pour le team RED (oui la caméra).

Spécialiste aussi de Color, il nous sort aujourd’hui Levels and Curves, un plugin d’étalonnage tout aussi immersif que celui de Yanobox puisqu’il est lui aussi affiché directement sur l’image travaillée. Mais la ressemblance s’arrête là puisqu’il a choisi un règlage par courbes plutôt que par roues. Les habitués de ce genre d’interface, courant en post production, apprécieront.

Non seulement les courbes s’affichent sur l’image traitée mais elles sont mathématiquement correctes et réagissent comme celles de systèmes dédiés. Elles ne sont donc pas que jolies mais correspondent à une réalité de l’espace couleur (film-log) plutôt qu’à des valeurs linéaires comme celles du correcteur de FCPX.

©nattress

©nattress

Levels and Curves est développé sur la plateforme FxFactory de Noise Industries, ce qui lui permet d’être aussi compatible avec FCP7, Motion 3 à 5 et After. Le plug in coûte 29 dollars et peut être chargé gratuitement pour un essai.

merci à fcp.co pour quelques infos que je n’avais pas.

Pour ceux qui n’aiment pas trop le nouveau correcteur de couleurs de FCPX et à qui les « roues » de l’ancien filtre manquent, il y a désormais un remplaçant: MOODS de Yanobox.

©yanobox

J’avais déjà parlé des produits de Yanobox ici. Ils ont pour point commun la qualité mais aussi une certaine originalité dans l’interface. Moods n’est pas en reste puisqu’il propose une interface de type H.U.D. Le Head Up Display c’est l’affichage de tous les paramètres de règlage dans l’écran. Du coup on ne quite plus des yeux l’image sur laquelle on travaille. Mais une image vaut mieux que mes mots, alors voici:

©yanobox

Moods c’est un ensemble de six roues avec lesquelles on agit sur différents paramètres de la colorimétrie de l’image:

Desaturate – Silver – Contrast
En déplacement horizontal il change le niveau des noirs
Verticalement c’est la saturation qu’il règle. La combinaison des deux permet d’obtenir des effets de dévelopement sans blanchiment (bleach bypass).
Exposition – Gamma
Horizontalement il controle le niveau de blancs
Les Gammas s’ajustent dans l’axe vertical

3 roues classiques pour les règlages chroma des zones de basses, moyennes et hautes lumières de l’image.

Wash Shadow
Un règlage additionnel qui permet d’ajouter une dominante générale à l’image.
Et si vous avez oublié quelle roue fait quoi, un click vous permet d’afficher le menu d’aide, toujours directement sur l’image! Moods semble donc être d’une grande simplicité et pour débuter il est même équipé de pré-règlages (Presets).
Côté technique, Moods s’adapte aux settings de rendering choisis et va jusqu’au 16 bits dans profondeur de traitement. Il tire totallement partie de la carte graphique ce qui ajoute la vitesse à la simplicité d’utilisation. Tout cela tourne sur le moteur de plugins FxFactory de Noise Industries.  Et s’il est le premier plugin de la marque dédié à FCPX, Moods, comme tous les produits Yanobox, fonctionne aussi dans Motion et dans After Effects.
Et tout ça pour 49 dollars, soit environ 39 euros.

Le « buzz » du jour est bien sûr la possibilité désormais offerte par le logiciel d’étalonnage Resolve (et sa version lite gratuite), de faire du roundtripping (aller – retour) avec FCPx. Une bonne nouvelle qui veut surtout dire que pour ceux qui veulent utiliser un vrai outil d’étalonnage c’est maintenant possible. Pour les autres on restera à la correction colorimétrique non keyframable (pour l’instant?) que propose FCPx.

Cette annonce est somme toute attendue, et bienvenue, comme toutes celles qui feront grandir cet enfant terrible qu’est FCPx…

Mais le buzz ne serait pas le buzz si on ne s’était pas apperçu que Resolve étant compatible avec FCP7, il devait y avoir là le moyen de convertir des séquences FCP7 en projets FCPx. Du coup, on aurait atteint là le Sacré Graal, puisque l’impossibilité d’ouvrir des projets FCP7 dans FCPx est un des principaux griefs faits à Apple et ses développeurs.

Attendez… d’un côté on gueule (à juste titre) parce que on ne peut pas importer les vieux projets, et tout à coup on saute de joie parce qu’on pourrait importer des séquences ? (Je m’exprime là volontairement avec le vocabulaire FCP7…)

Du coup j’ai voulu voir par moi-même de quoi tenait ce quasi miracle et franchement, je trouve que le buzz est bien bruyant en regard des résultats.

Démo:

1) je crée une séquence SD dans FCP7 comprenant des médias de codecs différents dont un avec alpha, des tailles d’images corrigées, des Cross Dissolves et un Dip to Color, et des sons synchrones et d’autres non:

J’exporte cette séquence au format XML et l’ouvre dans Resolve Lite qui me dit que les Cross Dissolves seront remplacés par … des cross dissolves (tant mieux!), mais que mon Dip to Color le sera aussi. Bien entendu, pas de gestion du son donc on oublie la bande sonore.

Lorsque j’ importe dans FCPx ma séquence étalonnée, tout semble ok, je la vois bien dans la liste de mes projets (parlance FCPx):

Problème, quand j’ouvre mon projet, je m’apperçois que si mon alpha est toujours là, l’image que j’avais resizée n’est plus aux bonnes proportions, et bien sûr aucune trace du son…

Toutes les images utilisées ici sont © MAP – RTS

Donc avec le son qu’est-ce qu’on fait? Des exports quicktime depuis FCP7 qu’on remonte dans FCPx? Ce n’est pas très sérieux et en plus il n’y a aucun moyen de changer le montage, les « poignées n’étant pas là… Mais si quelqu’un a une meilleure solution, je suis prenneur.

Donc si cette nouvelle n’est pas si bonne, elle laisse quand même entrevoir le petit espoir qu’en bidouillant on arrive un jour à  récupérer tout un montage venant de FCP7. Quand à l’import de projets entiers, je pense qu’il ne faut même pas en rêver… les spécialistes du XML tel Philip Hodgetts le disent eux même.

Bon, passons du Workaround au Roundtripping:

Je crée donc un projet HD dans FCPx à partir d’images d’Alexa tournées en Log-C (ce qui explique le côté fade des images qui pourrait en surprendre certains). Là pas de surprise, sauf le titre qui n’est pas interprété correctement par Resolve, mais il faudrait être un peu tordu pour étalonner une version titrée. Et comme dans  mon projet il n’y a pas de son, pas de problème. Ceci me permet de valider l’utilisation du tandem FCPx / Resolve Lite pour visualiser rapidement un étalonnage sur des rushes, en plateau, avec l’avantage du rendering en background de FCPx.

Curieux, j’ai voulu voir ce que serait le workflow idéal pour le roundtripping d’un projet comportant du son, et là j’ai eu quelques surprises. Dans FCPx me suis déjà bien habitué à monter mon audio principal associé avec mes clips et voici ce qui arriva la première fois:

Avant:

Après:

Ah ben oui, évidement, il n’y a plus de son! Et comme les sons étaient groupés avec la vidéo dans le projet d’origine, c’est le b….

Après reflexion, voici ce qui à fonctionné le mieux pour moi: Une fois satisfait de mon montage, je dissocie les sons de l’image, ce qui fait de mon audio des connected clips, tous connectés à la primary storyline.

De cette façon il devient assez facile de récupérer l’export sans son de Resolve, et pour plus de facilité, d’en faire un compound clip avec lequel on remplace le montage d’origine.

La méthode fonctionne mais pour moi ça tient toujours plus du « Workaround » (astuce, bricole) que du Roundtripping tel qu’il fonctionnait par exemple avec Motion dans FCS 3. A ce sujet d’ailleurs, c’est quand qu’on récupère cette fonctionnalité dans FCPx ???

PS: Je ne suis pas un spécialiste de Resolve et comme tout le monde j’ai encore pas mal de choses à apprendre sur FCPx, donc n’hésitez pas à me faire part de mes erreurs s’il y en a. D’avance merci.

©BlackMagic

On est encore un peu sous le choc de FCPx, Lion est arrivé hier et voilà qu’une autre application débarque. C’est les vacances mais pas pour tous…

DaVinci Resolve, le logiciel (et hardware) d’étalonnage récement racheté par BlackMagic, dont le prix a baissé radicalement pour être proposé en dessous des 1000 dollars US (sans hardware dédié), existe désormais en version Lite et… gratuite!

Les limitations par rapport au logiciel complet ? Résolution HD au maximum,  pas plus de deux nodes de correction colorimétrique, un mode fonctionnant sur un seul  GPU et, pour les heureux possesseurs, une seule carte RED Rocket. Pas de 3D stereo, ni reduction de bruit ou partage de projet. Mais pour apprendre à s’en servir c’est déjà bien, d’autant plus que le manuel, en anglais, est aussi téléchargeable sur la même page. Alors s’il pleut sur vos vacances…

A noter que si vous intallez le logiciel sur une machine dotée d’une carte graphique ATI, vous pouvez refuser d’installer l’update de driver pour les cartes CUDA que l’intallation vous proposera après avoir redémarré le Mac: