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Tonalizer VFX Pro à moitié prix c’est l’offre à ne pas rater ! Elle est fait conjointement par son éditeur Irudis et le site FCP.CO et pour obtenir ce prix, il suffit d’entrer le code FCPdotCo50 lors de la commande.

Je vous ai parlé de ce plugin que j’estime essentiel ici. Et si vous n’avez pas craqué tout votre budget lors du fameux vendredi noir c’est le moment ou jamais. Vous avez jusqu’au 30 novembre !

Comme bon nombre de monteurs, je suis parfois obligé de céder aux modes et d’acheter aujourd’hui des plugins dont personne ne voudra plus demain. Les effets tendance ne durent qu’un temps et ceux d’aujourd’hui moins longtemps qu’hier. C’est en partie dû à leur facilité d’utilisation (ceux qui ont construit des cubes avec un DVE monocanal savent de quoi je parle) et à une époque qui consomme et jette à tout va. Avec des trucs comme les light leaks, on est plutôt dans le recyclage et là où je ne comprends vraiment plus mes semblables, c’est quand je vois des perfs de synchro sur une vidéo à l’évidence tournée avec un 5D ! Enfin bon.

Long préambule pour dire que, par ailleurs, nous sommes tous à la recherche de softs complémentaires à nos outils et en la matière j’aimerais vous parler de Tonalizer VFX Pro, outil de correction « photographique » d’image qui n’est pas un logiciel d’étalonnage mais qui, sur FCPX par exemple, contribue beaucoup à celui-ci. Lorsque j’écris « photographique » c’est parce que Tonalizer a des fonctions très proches des logiciels comme Aperture ou Lightroom utilisés en photo numérique.

Avant toute chose, et parce que vous allez vite vous apercevoir que je suis enthousiaste, je tiens à préciser que je n’ai aucun rapport avec IRUDIS, le développeur de Tonalizer. A noter que cette société, basée au Danemark, n’a rien à voir avec Iridas, éditeur de Speedgrade, récement acquis par Adobe. Ceci étant dit, je dois vous avouer que je ne l’ai pas payé non plus puisque j’ai eu la chance de gagner une licence par tirage au sort sur un site U.S.

Dans le workflow FCPX le Color Correct se trouve en fin de chaîne de rendu. Logiquement les filtres et plugins comme Tonalizer se trouvent donc en amont de celui-ci, ce qui est d’ailleurs un problème puisque l’on peut exploser des niveaux après avoir mis un Broadcast Safe:

La preuve s’il en est qu’il faut toujours travailler avec le waveform lorsque l’on s’aventure dans le territoire de la correction d’image. J’espère qu’une prochaine mouture de FCPX corrigera ceci et nous permettra de bien mettre un Broadcast Safe en aval de tout le reste.

Il est juste par contre que Tonalizer se trouve en amont de la correction colorimétrique puisqu’il permet de « préparer » l’image en allant chercher des détails qui sans lui seraient perdus à jamais. Car là où il excelle vraiment c’est dans la récupération d’informations, particulièrement dans les noirs et les blancs. Et comme il est bien fait, aucune crainte de surchauffe puisqu’il peut être limité dans son action en cochant la case « Safe Range »:

Passons à la pratique, avec par exemple ces plans difficiles que j’ai récemment utilisé pour un documentaire monté sur FCPX exclusivement. Tournés en Allemagne en hiver, il n’y avait à priori rien à faire pour les blancs explosés de l’extérieur.

Or voici ce que Tonalizer m’a permi de faire:

Rien n’empêche ensuite de compléter par une correction de couleurs qui rendra cette image plus agréable à l’oeil. Autre exemple, ces images d’atelier où il m’a permi de récupérer un peu de la texture des vitres pour un meilleur résultat final:

Bien sûr ce qui est vraiment « cramé » ne se retrouve pas mais j’apprécie de voir un peu les montants des fenêtres sans pour autant perdre le halo de lumière. A titre de comparaison, voici ce que l’on obtient avec le Color Corrector:

Le règlage n’est pas assez pointu et affecte toutes les hautes lumières. Du coup le halo en prend un coup et on ne voit pas mieux les montants des fenêtres.

De même manière qu’il permet de restaurer les blancs, Tonalizer agit aussi sur les noirs, redonnant un détail qui semblait perdu. La fonction Shadow Boost m’a permis par exemple de faire ressortir un peu plus l’affichage des plans sur les écrans de l’ordinateur:

C’est parfois subtil et il y a bien sûr des limites à l’exercice car si l’on est trop gourmand on commence à abîmer l’image en générant des artefacts visibles, surtout sur les objets en mouvement.

Parmis les autres fonctions il y a dans Tonalizer la possibilité de réduire le bruit présent dans une image ainsi que d’amoindrir des défauts d’aliasing et, lorsque l’on s’attaque aux tonalités chromatiques de l’image, de protéger le plus possible les tons de peau.

En tous temps la fonction Assist permet de visualiser l’image avant/après correction, avec un choix de volets diagonaux, verticaux et horizontaux:

Cette fonction permet aussi d’afficher le clipping d’une image, avec en bleu pour les noirs et en rouge pour les blancs les zones ou tout le détail est écrasé:

A noter l’intégration avec le waveform de FCPX qui reprend ces couleurs dans l’affichage des niveaux video.

Snaporaz in Oerlikon, le documentaire en question, est consacré à la création et la construction d’une sculpture monumentale en bois de 9 tonnes et 9 mètres de haut. Le bois est donc un acteur majeur de ce film. La caméra choisie, une EX1, ne rendait pas vraiment justice à cette matière, malgré le très bon travail du caméraman. Oui mais voilà, à l’aide de Tonalizer j’ai pu récupérer du détail dans la matière comme le montrent les images suivantes:

Une fois toutes ces retouches faites, je suis passé à la correction colorimétrique avec FCPX. Il n’y a pas eu à proprement parler d’étalonnage, faute de budget pour cela. Les modifications apportées avec Tonalizer n’ont pas disparu après le passage à la correction colorimétrique et la combinaison des deux a permis d’obtenir un résultat tout à fait satisfaisant.

Dernière chose ou presque: avec Tonalizer on peut mémoriser des presets, les nommer et même les exporter sous forme de fichiers .xml, ce qui permet de se constituer un fond de règlages de base que l’on peut réutiliser plus tard dans des scènes similaires.

Une fenêtre indépendante affiche les presets sous forme de Thumbnails dont la taille est règlable. Le thumbnail comporte l’image sur laquelle on travaille ce qui permet de prévisualiser un règlage.

Et l’on peut même n’appliquer que certains paramètres d’un preset à une image en allant dans les settings de celui-ci. Une manière très souple et performante d’appliquer des règlages mémorisés.

A noter que tout comme pour le Color Corrector, le nom du Preset utilsé ne s’affiche pas (et c’est agaçant) dans l’Inspecteur de FCPX, un comportement qui sera peut-être dans la prochaine version.

Assez facile d’utilisation, Tonalizer existe en deux versions, toutes compatibles avec FCPX et Motion 5 (seulement).

La plus simple, Tonalizer VFX Light est gratuite et téléchargeable ici. C’est un  outil inédit dans le monde FCP et personnellement je ne m’en séparerai plus tant je trouve qu’il permet d’obtenir un résultat plus fin.  La version Pro est double puisque dotée du plugin version Cinestyle ce qui lui permet de travailler sur des images tournées avec ce type de gamma propre aux Canon 5D.

Là je l’ai appliqué à des images ProRes4444 issues d’une Alexa pour en démontrer l’effet:

Tonalizer VFX Pro est à  À 170 dollars ce qui peut sembler cher, mais franchement,  j’ai déjà dépensé plus en plugs qui seront obsolètes bientôt, alors que celui-ci, je m’en sers à chaque montage et presque à chaque plan, pour peu qu’on m’en laisse le temps. Et si vous voulez l’acquérir, sachez qu’il est moitié prix chez Toolfarm jusqu’à la fin du mois!,