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Le retour de Automatic Duck sur la scène Final Cut Pro était une bonne nouvelle et après les premiers produits Ximport AE et Media Copy, vendus sous la bannière  Red Giant, voilà que Wes Plate annonce une nouvelle application.

xsend

Xsend Motion est le nom de sa dernière création dont le but est de palier à l’absence, depuis 5 ans déjà, du roundtripping (sent to motion) qui permettait élégament d’envoyer dans Motion des portions de montage directement depuis la timeline de FCP7.

On peut envoyer soit un montage entier via la fonction Share de FCPX, soit une portion de montage, via un compound clip et un export XML. Les clips mais aussi les transitions, les modifications de taille, position, distortion d’image et tous effets appliqués dans FCPX, même les tierce parties, sont exportés vers Motion. (Voir la vidéo ici – en anglais)

Xsend Motion n’a pas la souplesse de la fonction Send to Motion de feu FCP7 et ne la remplace pas complètement, puisque le résultat du travail effectué dans Motion ne se retrouve pas automatiquement dans la timeline FCPX. Il faudra donc passer par un export de Motion et un réimport dans FCPX.

Il faut dire que les changements majeurs de Quicktime vers AV Foundation et de MacOSX sont passés par là et il faudra sans doute attendre encore un peu pour que de telles choses redeviennent possibles (comme la gestion des clips du genre QT Reference).

Pas de prix annoncé et pas de date de sortie, mais ça devrait être pour très bientôt !

No news ?

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles !

Après un long silence dû à un mélange détonnant d’excès de travail puis d’excès de vacances, je vais essayer de confirmer l’adage avec une paire de news :

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Au rayon des accessoires nous sommes tous à la recherche du Graal en matière de station qui nous permette d’accueillir nos vieux disques, qu’il soient FW800, e-SATA ou USB2, en plus de multiplier les ports Thunderbolt, voire de nous fournir aussi des entrées/sorties son ou HDMI.

Après Belkin et d’autres, voici donc Thunderbolt Station, le produit proposé par CalDigit, plus connu jusqu’ici pour ses disques durs et petits stockages RAID. Les esprits chagrins me feront remarquer que le produit existe depuis novembre 2013… oui, mais maintenant il est disponible !

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La station propose 3 ports USB 3.0, entrées et sorties audio, une sortie HDMI, et un port Gigabit Ethernet, en plus des deux ports Thunderbolt. Le tout est abrité par un solide boîtier tout alu aux dimensions et poids modestes : 17.4cm(L) x 8cm(W) x 2.6cm(H), pour 0.4 kg, la taille d’un livre de poche, autrement dit très pratique pour ceux qui sont toujours en balade.

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Pour un prix équivalent à la station Belkin, environ 200 euros, l’avantage du produit Caldigit réside dans le port HDMI en plus et surtout dans la capacité à alimenter des périphériques tels que Superdrive ou disques externes via les ports USB. De plus il est compatible Mac et PC.

 

Au rayon des bonnes nouvelles, signalons la sortie de la version Beta de Lightworks pour Mac, très attendue depuis…oh, bien deux ans…

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Lightworks c’est un des pionniers du montage linéaire, apparu dans la même période que Avid et EMC. Outils de prédilection des monteurs films car en plus d’avoir une interface hautement configurable, il est doté d’une console directement inspirée des tables 35 de montage Steenbeck et autres. Un outil rapide et efficace, et aussi novateur. Je me souviens avoir utilisé une station reliée à 4 lecteurs Betacam qui pouvait digitaliser 4 flux en même temps, une performance qu’aucun système n’a jamais égalée depuis. (Bon d’accord, la digit de bandes c’est un peu passé de mode…mais pas complètement inutile quand on a des archives…)

Après plusieurs mésaventures commerciales, Lightworks fut racheté pour le dollar symbolique par Editshare et le développement a depuis continué, quand bien même il n’est pas une priorité du fabricant de serveurs. Windows, Linux et maintenant Mac, le logiciel est en téléchargement ici. Avec le méconnu Edius de Grass Valley, c’est la plateforme la plus ouverte du marché :

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Une version gratuite permet de se familiariser avec Lightworks dans les mêmes formats que la version Pro et ses limitations se situent surtout au niveau des possibilités d’export, et d’interfaces (pas de carte I/O).

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Pour 215 euros, la version Pro comprend le support I/O, la stereoscopie, à peu près tous les formats d’export souhaités, y compris le mxf, et les AAF et OMF pour l’audio (hello Apple ?).

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Et pour 55 euros de plus on accède au monde Avid avec la license du codec DNXHD !

Un produit très pro donc, dont l’interface apperçue l’an passé à l’IBC a encore évolué :

Interface Lightworks

Bien que ce soit une version Beta, l’interface est parametrable (hello Apple ?) :

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Et si Lightworks cède à la mode du gris sombre, c’est aussi pour proposer des pistes de couleurs faciles à identifier d’un coup d’oeil :

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Une des forces du système a toujours été le Trim, qui dans cette version encore propose des options dont on peut  rêver sur FCPX, comme le trim multipiste asymétrique (disponible aussi sur Avid).

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La campagne de Lightworks pour Mac est en route et le public visé est celui qui encore hésite entre la remise question imposée par FCPX ou une évolution plus douce vers Première. Mais ici l’acheteur paie son logiciel une fois pour toutes (il y a aussi une possibilité de louer à la semaine ou au mois, mais avec d’autres prix que ceux d’Adobe…). Pas dépourvue d’humour non plus, la campagne reprend des symboles chers aux amoureux de fcp7 :

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Mais ne nous y trompons pas, cette campagne et ce lancement sont sérieux, au point qu’une batterie de tutoriaux est déjà en place pour ceux qui veulent se mettre au logiciel.

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Dernière précision, si la console unique à ce système est encore vendue (2330 euros) bien trop chère (même si d’excellente facture), elle n’est pas indispensable pour piloter le logiciel, et un clavier dédié bien plus abordable est aussi proposé (115 euros).

Lightworks_Conso_4fc22708b3c29Keyboard_530741cc7e250Alors, on l’essaie ?

Une nouvelle catégorie de marqueurs est apparue avec FCPX : les To-do markers – pour les choses à faire. Très pratiques pour annoter les visionnements puisqu’ils ont deux états : « à faire » (rouge) et « fait » (vert). Ils sont également dynamiques dans l’index de la timeline :

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Lorsque la correction est faite, on coche la case « Completed », le marqueur passe au vert et disparaît de la liste des choses à faire :

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Mais FCPX en garde la trace puisque ce n’est après tout qu’une metadonnée de plus et on le retrouve dans la liste des choses faites de l’index :

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Et si les clicks inutiles de souris vous agacent et que vous avez une préférence pour le clavier, sachez que vous pouvez faire tout ça avec des raccourcis :

Alt + M pour créer le marqueur :

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Rentrer le texte, et ensuite utiliser la touche de tabulation pour choisir le type de marqueur :

Screen Shot 2013-03-29 at 12.07.18 PM

Enfin la touche retour charriot (return) pour fermer le dialogue et enregistrer le marqueur.

FCPX 10.0.8 Update !

Screen Shot 2013-03-29 at 9.26.39 AMUne bonne nouvelle ne vient jamais seule …

Ce soir c’est Apple qui met la version 10.0.8 de FCPX à disposition sur l’App Store.

Un update qui en décevra certains puisque les améliorations ne sont pas les plus attendues même si elles ne sont pas non plus insignifiantes, jugez plutôt (je mets tout ça au conditionel, n’ayant pas encore eu le temps de tester) :
– tout d’abord le problème des flashs verts et autres artefacts de rendus existants depuis la version 10.0.6 avec certains plugins (Magic Bullet entre autres) semble fixé

– les problèmes de performances sur le rendu de certains titres devrait être résolu

– le rendu des clips en marche arrière est désormais possible en tâche de fond

– parmi les nouveautés, une que j’attends depuis longtemps : la possibilité de changer l’aspect des clips de la timeline par un raccourci. Avec les touches Ctrl-Alt-flèche haute/basse on passe d’un règlage à l’autre, ou en choisissant directement Ctrl-Alt + 1…6

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– le codec Sony XAVC est désormais supporté, jusqu’au 4K. Pour celà il faut mettre à jour vos codecs Quicktime via le Software Update du Mac :

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– autre fonction pour se faire des amis dans le cinéma numérique : la lecture des fichiers Log C de l’ALEXA directement en Rec 709 (correction de gamma). Avec ces changements une nouvelle version du User Guide est disponible; le chapitre concernant le processing du ProRes en Log C se trouve en page 369.

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©Apple

Les logiciels « frères » de FCPX sont aussi rafraîchis et Motion passe à la version  5.0.7 et Compressor à la 4.0.7, les changements se limitant à des « bug fixes ».

Tout ça va dans le bon sens mais il faut vraiment que Apple se bouge du côté du traitement de l’audio dans FCPX; c’est à mon avis le dernier gros « point noir » qui doit être effacé. Espérons que ce soit pour bientôt (conférence des dévelopeurs en juin ?)

J’ai regroupé dans cette deuxième partie tout ce qui concerne les effets, les changements concernant le son et la nouvelle compatibilité avec les médias encapsulés en MXF.

1) TRANSITION PAR DEFAUT

Elle ne faisait pas partie des premières versions et c’était assez agaçant puisque le « défaut » était le fondu enchaîné. Avec la version 10.0.6 toute transition peut devenir celle que le système appliquera par défaut, il suffit pour celà d’un simple click droit (ou ctrl-click) sur la transition.

Ceci dit ce n’est qu’un demi progrès puisque la durée de la transition par défaut est celle des préférences… impossible donc de créer une transition, l’appliquer, en ajuster la durée dans la timeline et d’en faire la transition par défaut… par exemple en faisant un click droit directement sur elle,là, dans la timeline.

Cette fonction n’est donc pas aboutie et c’est rageant, surtout que Apple s’entête à nous mettre un menu de préférences où les transitions sont exprimées en secondes et dixièmes. Donc pour l’instant il y a progrès mais on ne saute pas de joie…

2) DROP ZONE :

Les drop zones sont bien pratiques lorsque l’on crée par exemple des jingles ou génériques dont le contenu image changera à chaque nouvelle emission. Malheureusement dans le passé c’était systématiquement à la première image que le clip remplissant la drop zone commençait, ce qui obligeait souvent le monteur à faire des exports et réimports. Pas pratique donc.

Mais grand progrès avec la version 10.0.6 :  il est désormais possible de choisir le point in d’un clip remplissant une drop zone ! Une fois la transition sélectionnée,  il faut cliquer sur la drop zone dans l’inspecteur,

puis se positionner sur l’image qui nous intéresse dans l’Event Browser

Puis valider en cliquant sur « Apply Clip » dans le Viewer. Soit dit en passant j’aime beaucoup cette ergonomie de travail où l’on valide sur ou près de l’image, je trouve ça très efficace.

3) DROP SHADOW

Troisième amélioration réclamée à cor et à cri : le Drop Shadow ! Il est là et du coup Apple profite de l’upgrade pour nous donner un outil bien plus performant que ce qui existait sur FCP7. Jugez plutôt :

Le menu du Drop Shadow est plutôt complet. En position « Classic Drop Shadow », rien de surprennant, on obtient ceci :

Un drop shadow dont on peut bien sûr ajuster la distance, l’opacité, la couleur ou encore le degré de flou. Là où ça devient plus sérieux, c’est avec les règlages de perspective et la customisation:

Et en mode Perspective Front ça donne des choses comme ça:

Dans tous ces modes le règlage du flou de l’ombre peut se faire en quantité mais aussi en « Blur Fallout », autrement dit un règlage de blur progressif, fonction de la perspective. A ce stade je ne regrette qu’un chose: que Apple n’aie pas pensé à nous donner en plus une drop zone, histoire de pouvoir remplir le shadow avec autre chose que de la couleur… Par contre, tous les paramètres, y compris la couleur, sont keyframables. Pas mal non ?

4) NOUVEAUX PRESETS

Pour rester dans les effets, sachez qu’Apple a rajouté 42 effets, générateurs, transitions et titres, enfin, 42 au total, ce qui est déjà pas mal. En voici quelques uns:

Catégorie Stylize:

Handheld, pour une image tournée « à l’épaule »… ou le contraire de la stabilisation. Le règlage de distance détermine le facteur d’agrandissement max, avant d’appliquer le règlage « tremblote » (shakiness). Moi qui ai plutôt tendance à me plaindre des cadreurs qui ne tiennent pas leurs plans, je ne vais pas trop m’en servir… à moins de faire une séquence tremblement de terre ou… une méchante blague à mon caméraman favori !

Rain, pour rajouter de la pluie à un plan…

Ce n’est pas l’effet le plus crédible mais sur un plan court j’imagine que ça fonctionne. Et ça coûte toujours mois cher que le camion citerne, les pompes, les assistants-aroseurs etc… maintenant, comment on fait pour faire un sol mouillé ?

SLR, comme Single Lens Camera, notre bon vieux Réflex.

L’effet est complet puisque en animant les keyframes on peut simuler la mise au point…

puis même le déclenchement de l’obturateur !

Très joli, le seul drame c’est qu’un tel effet est repèrable à 100 mètres. On va donc le voir, le revoir et le voir encore puis on passera à autre chose, enfin, j’espère.

Catégorie Looks :

Tritone

Avec Tritone on peut obtenir une colorimétrie d’image pellicule ayant viré avec le temps. Les dominantes sont règlables dans les 3 plages habituelles Shadows, Midtones, Highlights. Rien d’impossible avec le Color Board mais ce sera plus rapide avec cet effet. En plus il offre la possibilité de limiter l’effet sur les tons de peau, ce qui est plus difficile sans masking dans le Color Board.

Sinon, dans la catégorie Keying, il y a 2 nouveaux masques, le Circle Mask :

Il ne fait pas que des cercles mais aussi des ovales, à bords flous ou pas, et tous ces paramètres sont évidement keyframables :

Et dans la catégorie des ovales, il y a aussi le Vignette Mask, très à la mode en cette époque nostalgique :

Et en quelques règlages on peut obtenir un vignettage façon vieil objectif tout à fait correct :

A part ça, une quinzaine de nouveaux fonds animés, dont certains avec plusieurs choix de thème de couleur, quelques nouvelles transitions et, dans les Thèmes ou aussi dans la catégorie Titres, une quinzaine de « Bugs », façon identifiant de chaîne :

Malheureusement les seuls paramètres que l’on puisse changer depuis FCPX sont ceux de texte, ce qui, à mon avis, rend l’usage de ces petites choses limité. Mais si l’on pousse un peu plus loin, en ouvrant une copie dans Motion, on s’apperçoit qu’on nous a caché des choses :

le petit insecte est en fait une drop zone et en tant que tel son contenu peut être remplacé par une version plus personelle par exemple, et le tout peut être aisément manipulé puis bien sûr sauvegardé pour un usage dans FCPX.

Bon là pour la démo c’est pas super convaincant mais en fait, puisque la drop zone peut être publiée aussi, on pourrait envisager un effet bien plus flexible que celui d’origine.
5) TITRAGE

FCPX s’améliore aussi de ce côté là : avec certains titres il est maintenant possible de changer des paramètres sur plusieurs lignes à la fois. Par exemple le titre Zoom :

La sélection de plusieurs lignes se fait soit en « lasso » autour des deux titres soit en Cmd + click. Une fois les lignes sélectionées, on peut ajuster la fonte ou la taille pour les deux lignes :

Et pour autant que l’auteur de la Template n’ai pas desactivé le changement de position, il est aussi possible de déplacer les deux lignes, soit en drag and drop, soit dans l’inspecteur :

Efficace, mais dommage que cela ne s’applique pas à tous les paramètres. Par exemple la justification de texte n’agit pas sur les deux lignes :

Autres fonctions qui changent un peu le workflow, les marqueurs de texte et les tabulations. Les marqueurs de texte permettent, dans une animation de titre, de passer rapidement d’une zone de texte à l’autre pour les remplir.

Ces marqueurs sont créés dans Motion, ils sont de type « Text edit » :

Les tabulations sont possibles pour autant que le layout du texte dans Motion soit de type « Paragraph ». Le texte dans Motion peut avoir un layout de plusieurs types: Type, ou encore Paragraph. Dans le cas du titre animé juste au dessus, chaque texte est de type « Type ». Si l’on tape un long texte il va s’écrire sur une seule ligne et finir par sortir du cadre. En mode Paragraph, le texte est délimité par une « boîte ». Le titre ci-dessous a été créé dans ce mode et il est possible de visualiser la boîte en question :

En cliquant en haut à droite on affiche la règle :

Et il suffit ensuite de cliquer dedans pour créer des marques de tabulations qui seront respectées lors de la saisie du texte. Ou comment faire un joli tableau directement dans FCPX !

La règle est graduée en pixels et les marques de tabulations sont de plusieurs types qui définissent l’alignement. Celui-ci peut être modifié par un click droit sur la marque et il est possible de changer la position de la marque simplement en drag and drop. Enfin, cerise sur le gâteau, cet affichage est indépendant des règlages de FCPX ce qui fait que si vous placez un texte en perspective, l’affichage de la règle continue de correspondre à la géométrie du texte :

6) COMPOUND CLIPS
Les compound clips, version nettement améliorée du nesting de FCP 7, gagnent en souplesse. Désormais chaque fois qu’un Compound Clip est créé il se rajoute à l’Event.

Et si je modifie le Compound Clip monté dans la time line, son « parent » dans l’Event Browser, ainsi que tous les Compound Clips issus du même parent, sont updatés en conséquence:

Mais là où ça devient franchement bien c’est qu’il est maintenant possible de remanier le compound clip sans pour autant que ses versions déjà montées soient altérées. Il suffit pour cela d’utiliser la fonction « Reference New Parent Clip »

Celle-ci crée une copie conforme du premier Compound Clip mais non reliée à celui-ci, qu’il est bien sûr possible de renommer

Ensuite, je peux apporter toutes les modifications à ce Compound Clip, monté ou non dans la timeline

Attention cependant, l’affichage dans l’Event Browser n’est pas toujours fidèle aux modifications apportées; je n’ai pas eu de problème quand au contenu mais la vignette est parfois fantaisiste…

L’avantage de tout cela? Par exemple un générique de début d’une émission, à la structure compliquée, peut être préservé comme compound clip dans l’Event Browser et se déclinera chaque semaine avec des changements de titres, backgrounds ou encore drop zones, sans avoir à tout refaire à chaque fois et sans modifier les versions déjà montées. Autrement dit il devient une véritable template pour les montages successifs. Ça pourrait être pareil pour la fin d’un spot décliné en de multiples langues, etc.

Ah ! J’allais oublier:

7) FREEZE FRAME

L’image figée dans FCP7 ? facile, shift-N, f10 (overwrite) et basta. Simple donc. Dans FCPX? Retime, Hold, parfois un coup de lame de rasoir nécéssaire, bref, c’était tout sauf simple, mais heureusement Apple s’en est apperçu et du coup c’est même devenu en-fan-tin ! Pour illustrer, deux cas de figure:

1) Je veux rajouter à mon montage une série de plans fixes décomposant une action

Je vais dans l’Event Browser et choisis le premier plan figé à monter

et avec Alt – F ou le menu « Connect Freeze Frame », je monte le plan dans la timeline

et ainsi de suite

Il me suffit ensuite de trimmer les plans à la longueur voulue, car le freeze frame se base sur le menu préférence pour la durée du freeze frame généré.

2) second cas : je veux juste figer un plan à un instant précis:

Je place le Skimmer sur l’image choisie et Alt – F et voilà :

Il n’y a vraiment pas plus simple.

J’en reste là pour aujourd’hui et vous parlerai dans une trosième partie des avancées en matière de son multicanal et de MXF.

Oui je sais, ça fait quinze jours que la version 10.0.6 est sortie mais en temps cumulé c’est environ une semaine que j’ai passé en tête-à-tête avec elle, d’où le titre…  Je divise en deux articles ce « test » car il y beaucoup de choses nouvelles. On commence donc par le côté méthode de travail, le deuxième article sera consacré à ce qui change dans les effets, le MXF et l’audio.

Sélections multiples, Copy/Paste des attributs, Freeze Frame, Drop shadow, Gestion de l’audio multicanal, compatibillité MXF, Double Viewer, Marqueurs de chapitres, points I/O préservés, nouvelle fenêtre d’import, meilleure gestion des Compound Clips et workflow RED… c’est la liste à peu près complète des changements apportés à FCPX par cet update. Je ne sais pas vous, mais moi quand je vois ça je ne peut que me réjouir d’avance du jour où FCPX passera la barre du 10.1 !

Mais assez causé, passons en revue ces changements petits et grands et voyons s’il s’agit toujours d’améliorations… et je vais y aller dans ce qui me paraît être l’ordre d’importance:

1) SELECTION MULTIPLE

C’est à mon avis le changement qui aura le plus d’incidence sur le travail du monteur, tant cette possibilité va rendre encore plus efficace les outils propres à FCPX. A l’import bien sûr, mais aussi lors du dérushage et encore pendant le montage, il est désormais possible de faire de multiples sélections dans un ou plusieurs clips.

Cela veut dire qu’il est désormais possible de mettre un même keyword sur plusieurs zones d’un clip ou de plusieurs clips en une seule opération ! Imaginez ainsi le dérushage d’une longue interview dont vous faites des meilleurs passages des favoris: à la navigation J-K-L à travers le clip vous ajoutez les raccourcis Shift-Command-I et Shift-Command-O, et voilà, sans quitter le clavier vous mettez d’un coup 15 réponses de côté. Et cela est possible sur plusieurs clips en même temps puisque désormais les points In et Out sont mémorisés, une fonction demandée par beaucoup depuis la sortie de FCPX.

Mais cette fonction sert aussi lors du montage, puisque je peux aussi sélectionner plusieurs plans dans un clip et les « descendre » dans la timeline d’un coup.

N.B. Lors de l’import ce n’est pas possible d’appliquer de multiples sélections sur des fichiers de DSLR utilisant le protocole PTP, ni sur les fichiers provenant d’un disque dur. seul l’import camera permet la selection multiple.

2) COPY/PASTE DES ATTRIBUTS
Celle-là aussi on l’attendait depuis…le début ! Alors c’est fait et plutôt bien fait :

Après avoir appliqué un filtre « Desert Glare » et des changements de taille à l’image, j’ai maintenant le choix d’appliquer l’ensemble des effets, comme dans les versions précédentes avec Alt-Cmd-V, ou, bien plus intéressant, d’utiliser le nouveau raccourcis Shift-Cmd-V et de voir s’ouvrir cette nouvelle fenêtre:

Si elle rappelle l’ancienne, ce qui est nouveau c’est que le filtre est nommé. A noter que la possibilité de maintenir la durée de la transformation initiale ou de l’adapter à la durée du nouveau clip fait toujours partie des choix offerts, en bas avec le menu déroulant.

3) DOUBLE AFFICHAGE

Furieusement réclamée depuis le début par de nombreux utilisateurs, notament ceux qui montent de la fiction, la deuxième fenêtre revient, via le menu Window:Par défaut la fenêtre s’affiche comme ça:

Là où ça devient intéressant, c’est dans les options d’affichage:

Oui ! il y a enfin une fonction qui permet l’affichage des deux trames, chose qui n’était possible qu’en affichant l’image à 100% dans FCP7. Tout ceux qui travaillent avec de l’entrelaçé, de vieilles archives converties du SECAM ou font de la restauration de drops verront tout de suite l’avantage. Mais ce n’est pas tout:

On peut maintenant afficher le Waveform dans le Event Viewer (nom officiel) ou le Canvas. Avec plusieurs options d’affichage dont FCPX se souvient, contrairement à la version précédente :

Si le fait de disposer d’un Event Viewer me plaît, je trouve qu’il lui manque des fonctionnalités de transport. Pourquoi ne pas avoir donné la possibilité d’utiliser le Skimmer directement dans la fenêtre ? Et pour ce qui est de l’affichage des scopes, je préfère la fenêtre unique à laquelle on ajoute le scope en grande taille, la correction de niveaux intervenant plutôt en fin de montage. Du coup je suis content que l’affichage de cette deuxième fenêtre soit une option.

4) L’ACCENT GRAVE

Le magnétisme de la Timeline est le comportement le plus apprécié ou le plus détesté par ceux qui ont essayé FCPX. C’est vrai que même si elle facilite certaines opérations cette fonction change beaucoup de nos habitudes et n’est pas des plus évidentes à domestiquer. Et même si le mode « Position » permet de s’en affranchir par moment une des difficultés pour être à l’aise dans FCPX est de savoir exactement quand et comment utiliser le magnétisme à son avantage.

De par les points de connection le lien entre les clips est une relation solide qui permet de déplacer des bouts de montage complexes facilement; la possibilité de repositionner un point de connection donne un peu de souplesse au procédé mais lorsque l’on veut faire des petites corrections dans un montage presque terminé cela devient autrement plus compliqué.

Prennez par exemple ce clip auquel un titre a été ajouté et dont la fin est recouverte d’un plan de coupe. Si je veux simplement faire venir le son de ce clip plus tôt dans le montage, je peux utiliser le trim ou le mode Position, mais je serai obligé de repositionner le titre par la suite.

Ce n’est pas très efficace et perturbe la fluidité de mon travail, car après modification je suis obligé de reconstituer le rythme dans lequel s’enchaînaient la fin du plan précédent, le plan, le titre et le plan suivant.

La version 10.0.6 offre une solution à ce type de problème: le « Connection Override » ou débrayage de la connection. C’est à l’accent grave du clavier (US) que revient cette fonction et quand on maintient la touche enfoncée le curseur change :

Je peux maintenant déplacer le clip du « dessous » tout en maintenant la relation temporelle du titre avec le montage et la suite du montage reste identique; deux opérations en une :

C’est à mon avis un grand progrès, d’autant plus que ce comportement est possible avec d’autres fonctions, comme le Slip. Si je veux changer le contenu du Clip, sans en changer le timing, voilà ce qui se passe sans Override:

Par contre, avec la nouvelle possibilité qu’offre l’accent grave:

Et ca pour moi c’est un grand progrès dans la philosophie de travail de FCPX. Et puisqu’on est dans la Timeline :

5) RENAME TIMELINE CLIPS

Il est maintenant possible de renommer les clips montés dans la Timeline:

Il suffit pour cela de renommer le clip dans l’index de la Timeline (soit dit en passant un outil génial)

Et voilà :

Le nom du clip reste inchangé dans l’Event, il y a simplement une nouvelle relation qui est établie

Il est ainsi possible de nommer plusieurs bouts d’interview avec un nom rappelant ce qui est dit, très utile lorsque l’on fait un premier ours et qu’on a pas le temps de re-écouter les clips. Le renommage peut aussi se faire par click-droit sur le clip ou encore dans l’inspecteur lorsque le clip est sélectionné. Et puisque je parle de sélection :

6) PLAYHEAD

La « tête de lecture » voit son comportement changer dans FCPX 10.0.6. Dans les anciennes versions. dès que l’on sélectionnait un clip de la timeline en cliquant dessus la tête de lecture s’alignait dessus. Ce n’est plus le cas. Il faut désormais faire Alt-Click pour que la tête de lecture s’aligne avec le clip.

Par défaut, lorsque l’on clique sur un clip sans cette touche Alt, la tête de lecture reste en place :

Et tant que le skimmer est sur le clip sélectionné, c’est celui-ci qui s’affiche dans le moniteur :

Mais dès que l’on déplace le curseur pour, par exemple, aller faire un règlage de colorimétrie, c’est l’image sous la tête de lecture qui s’affiche :

Du coup on ne voit pas les règlages que l’on fait !

Ce nouveau fonctionnement a une certaine logique puisque si je sélectionne sans Alt, je peux relancer la lecture de là où je me trouvais avant d’aller faire cette sélection, je ne perds pas cet emplacement (à condition de virer le skimmer de la timeline…). Mais cette logique est discutable et aurait pu être inversée puisque nous avions déjà nos petites habitudes…

7) PREFERENCES ET EXPORTS

Bon je termine cette première partie avec les préférences qui comptent désormais 4 onglets :A noter la possibilité de créer par défaut des clips optimisés pour le multicam.

Et au rang des choses qui n’ont toujours pas changé, il n’est toujours pas possible de créer une transition de moins de 3 images et la durée des transitions est toujours affichée en secondes et décimales, ce qui est une abérration totale.

Comme pour les imports qui maintenant se font à partir d’une fenêtre unique quelque soit leur provenance (camera, disque, archive), Apple a revu la procédure d’export et fait un peu le ménage :

Le menu Share disparaît :

Et un nouveau bouton apparaît au-dessus de la Timeline, à côté du bouton en bleu permettant l’accès à l’Inspecteur :

Cliquer sur ce bouton ouvre la fenêtre d’exports… des préférences :

Les exports « Quicktime » se font via le menu Master File qui donne accès aux règlages habituels :

SAUF qu’il n’est toujours pas possible de faire des exports par Référence et ca c’est embêtant pour certains workflows, notament de post prod son.

On retrouve la catégorie des Apple devices :

Et si l’on veut ajouter des settings d’exports il suffit de choisir « Add destination » et de glisser dans la barre de gauche une des icônes figurant à droite. Si l’on choisit Compressor, une fenêtre donne accès aux presets de Compressor ainsi qu’à vos presets personnels :

Et puisque nous sommes au chapitre des exports, sachez qu’il est enfin possible d’exporter une portion de timeline seulement !

Mais là aussi, ce n’est qu’une demie bonne nouvelle puisque la zone exportée ne permet pas d’isoler un élément pour l’export. Je m’explique: dans l’image ci-dessous, ce qui est exporté sera le composite du titre et du plan situé dessous et non pas juste une partie du titre :

Voilà, je laisse volontairement les Workflows RED de côté. C’est une très bonne nouvelle que ceux-ci s’améliorent mais je ne suis pas spécialiste de la bête, d’autant plus qu’en matière de caméra de cinéma digital je lui préfère l’Alexa.

Au niveau des bugs rapportés, sachez que certains plug-ins ne fonctionnent plus avec cette nouvelle version, les Magic Bullet Looks notament. Certains drivers posent problème, comme ceux du Matrox MXO Mini qui, même si le boîtier n’est pas connecté, semblent générer des problèmes lors des renders.

Pour le hardware il semblerait que ça se passe bien avec le matériel AJA et assez bien avec Blackmagic, par contre pas mal d’utilisateurs Matrox semblent avoir des problèmes de plantage et/ou d’affichage.

Je me concentrerai sur les effets dans la deuxième partie, mais aussi l’audio multicanal et quelques autres choses intéressantes comme le MXF.

Dans FCP changer de manière précise la durée ou le positionnement d’une transition peut se faire de plusieurs manières, la plus rapide étant le click droit puis la sélection soit du positionnement, soit de la durée. Dans ce dernier cas une nouvelle fenêtre apparaît, dans laquelle il faut rentrer le nombre de secondes ou d’images, puis valider… et quand ce n’est pas tout à fait ça on recommence… Bref ce n’est pas très efficace, surtout lorsque l’on sait qu’il existe 4 raccourcis pour faire tout ça:

Après avoir sélectioné la transition, il suffit pour qu’elle démarre à la coupe (Starting at Cut) de faire:

pour centrer la transition sur la coupe:

et pour positionner la fin de la transition sur la coupe (Ending at cut)

Dans les trois cas la touche numérique est celle du clavier principal, pas du pavé numérique!

Enfin, pour ajuster la durée sans avoir à saisir le mulot, il suffit de faire:

et ainsi accéder directement au menu de durée!

Avouez que c’est quand même plus pratique, et, comme toujours avec les raccourcis, plus rapide et efficace. Et la bonne nouvelle c’est que ça fonctionne aussi pour les transitions audio.

Un titre, vite!

Accédez rapidement aux différents titreurs disponibles dans FCP:

Ctrl +X permet de charger dans le Viewer le générateur  Text de Final Cut Pro.

Alt +Ctrl +X permet de charger Boris Title 3D dans le Viewer.

Pour visualiser un titre et les modifications qu’on lui apporte, il faut d’abord le monter dans la séquence puis l’ouvrir depuis celle-ci dans le Viewer. Un peu fastidieux, surtout quand il existe une méthode plus simple:

Une fois le titre chargé dans le Viewer par un des raccourcis ci-dessus, il suffit de poser en drag’n’drop le titre dans la Timeline, tout en maintenant les touches Alt + Cmd enfoncées. Pensez à mettre un point In ou un marker avant, votre titre sera déjà placé avec précision.

A peine le titre posé, le Viewer affichera l’onglet Control dans lequel on écrit le texte du titre (Text) ou par lequel on accède à la fenêtre de composition (Boris).

Il n’existe malheureusement pas de raccourcis pour le Boris Title Crawl et les utilisateurs de Manifesto (dont je parlerai bientôt  ici) devront aussi travailler « à la main ».

Clip Enable

Il m’arrive de monter sur plusieurs pistes des plans de coupe afin de rapidement décider lequel fonctionne le mieux. Pour voir les différents résultats j’éteins en général les pistes inutiles avec le bouton vert (Track visibility).

Gros inconvénient: si on oublie de faire un retour en arrière à coup de undos (CMD + Z), on perd des rendus calculés ailleurs sur la séquence.

Clip Enable, CTRL + B, permet de rendre invisibles un ou plusieurs clips sans ce gros inconvénient. Seuls les clips isolés par la commande perdent leur rendu, les autres ne sont pas affectés.

Ci-dessous c’est un effet composite qui sert d’exemple. On sélectionne le ou les clips à rendre invisible, puis CTRL + B.

C’est très utile pour visualiser les différents  résultats obtenus en ajoutant ou en retirant des couches, et comme on peut le voir, ça n’affecte pas les autres rendus déjà calculés, comme ici les titres:

Alt + T permet d’afficher les Clip Keyframes, indispensable si l’on veut bénéficier des dernières fonctionalités du Time remapping de la version 7 mais aussi si on veut, par exemple, déplacer tout un groupe de keyframes en une seule fois.

De plus il est possible avec cet affichage de keyframer directement dans la timeline les paramètres de l’onglet Motion et certains filtres.